Diapason   7 comments

GAMME DE PYTHAGORE & DIAPASON DE VERDI – LA=432Hz

Jusqu’en 1936, de nombreux pays et organisations suivaient la recommandation de 435Hz émise par le gouvernement Autrichien en 1885.
Mais quelle était l’intention de Jozef Goebbels en 1936, lorsqu’il émit le dessein de soumettre l’humanité à la fréquence 440 et ses harmoniques ?
Rendre les populations obéissantes et dociles ?
Quels sont les effets à long terme de l’influence de ce son non naturel ?

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LE DIAPASON DE CONCERT

« La=440Hz est la tonalité utilisée comme hauteur de référence dans la musique.
Cette note est le LA (noté aussi La3 ou A4) situé au-dessus du DO central (C4).
Une conférence internationale en 1939 a recommandé que le LA au-dessus du DO central soit accordé à 440 cycles par seconde (Hz).
Cette norme a été acceptée par l’Organisation Internationale de Normalisation (ou ISO – International Standard Organization) en 1955 en tant que ISO 16.
Elle sert maintenant de fréquence de référence dans l’ajustement de pianos, de violons et d’autres instruments. ».

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/A440

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DIAPASON : EVOLUTION

Avant la normalisation de 1953, le La de référence a pris toutes sortes de valeurs aussi arbitraires qu’imprévisibles.
En voici quelques-unes :

Année – Hertz – Lieu
1495 – 506 – Orgue de la cathédrale de Halberstadt
1511 – 377 – Schlick organiste à Heidelberg
1543 – 481 – Sainte-Catherine Hambourg
1636 – 504 – Mersenne ton de chapelle
1636 – 563 – Mersenne ton de chambre
1640 – 458 – Orgues des franciscains à Vienne
1648 – 403 – Épinette Mersenne
1688 – 489 – Saint-Jacques Hambourg
1700 – 404 – Paris ton moyen
1750 – 390 – Orgue Dallery de l’abbaye de Valloires
1751 – 423 – Diapason Haendel
1780 – 422 – Diapason Mozart
1810 – 432– Paris diapason moyen
1819 – 434 – Cagniard de La Tour
1823 – 428 – Opéra comique Paris
1834 – 440 – Scheibler congrès de Stuttgart
1856 – 449 – Opéra de Paris Berlioz
1857 – 445 – San Carlos Naples
1859 – 435 – Diapason français arrêtés ministériels
1859 – 456 – Vienne
1863 – 440 – Tonempfindungen Helmholtz
1879 – 457 – Pianos Steinway USA
1885 – 435 – Conférence de Vienne
1899 – 440 – Covent Garden
1939 – 440 – Diapason international standard
1953 – 440 – Conférence de Londres

Dans certains pays, il existait au même moment plusieurs types de diapason.
Dans le cas de la Grande-Bretagne, on distinguait le « diapason grave » (435Hz) du « diapason aigu » (452Hz).
Cette pratique cessa après 1930.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Diapason

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LE DIAPASON SCIENTIFIQUE DE VERDI, BACH, BEETHOVEN, KEPLER…

Une brève histoire du Diapason Musical
Reproduit de FIDELIO Magazine,
Volume I, n ° 1, hiver 1991-1992

La première référence explicite à l’accord de DO moyen à 256 oscillations par seconde a probablement été faite par un contemporain de JS Bach. Il existait à cette époque des méthodes techniques précises et élaborées permettant de déterminer la hauteur exacte d’une note donnée en cycles par seconde. La première personne reconnue comme ayant effectué cette mesure fut Joseph Sauveur (1653-1716), appelé le père de l’acoustique musicale. Il a mesuré les emplacements des tuyaux d’orgue et cordes vibrantes, et a défini le « UT » (aujourd’hui appelé « DO ») de la gamme musicale à 256 cycles par seconde.

JS Bach, comme on le sait, était un expert dans la construction d’orgues et maître en acoustique ; il était en contact permanent avec les constructeurs d’instruments, les scientifiques, et les musiciens dans toute l’Europe. Nous pouvons donc supposer qu’il était familier avec le travail de Joseph Sauveur. A l’époque de Beethoven, l’acousticien Ernst Chladni (1756-1827) publia un livre sur la théorie de la musique, où il définit explicitement le DO = 256 comme diapason de référence. Pour les scientifiques du milieu du 20ème siècle, DO = 256 a été largement reconnu comme la norme « scientifique » (voir les figures 13 et 14).
En fait, LA = 440 n’a jamais été justifié comme fondement de la norme internationale ; la première conférence internationale visant à imposer LA = 440 (qui a d’abord été un échec) a été organisée par Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazie, en 1939. Tout au long des dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles, et en fait dans les années 1940, la norme aux Etats-Unis et dans les manuels européens de physique, de sonologie et de musique a pris comme une donnée de référence « physique » ou « non scientifique » le DO = 256, y compris dans les propres textes de Helmholtz lui-même. Les figures des pages 13 et 14 présentent des données de deux manuels standards américains modernes, un standard de phonétique de 1931, et un manuel officiel de physique de 1944 du Département US de la Guerre, qui commencent par la définition d’un standard de hauteur musicale à DO = 256. [1]

En ce qui concerne les compositeurs, tous les spécialistes de la musique conviennent que Mozart s’accordait précisément sur DO = 256, ayant ainsi un LA de l’ordre de 427-430. Christopher Hogwood, Roger Norrington, et des dizaines d’autres facteurs d’instruments originaux pour les orchestres avaient comme pratique établie dans les années 1980 d’enregistrer tous les Mozart précisément à LA = 430, ainsi que la plupart des symphonies de Beethoven et des concertos pour piano. Hogwood, Norrington, et d’autres en ont déclaré, dans des dizaines d’interviews et de pochettes de disques, la raison pragmatique : les instruments allemands de la période 1780-1827, et même des répliques de ces instruments, ne peuvent être accordés à une hauteur supérieure à 430.

La requête par le tsar Alexandre, lors du Congrès de Vienne de 1815, pour une sonorité plus « brillante », est née du souhait d’un ton plus aigu émis par la plupart des têtes couronnées d’Europe. Alors que les musiciens classiques ont résisté, l’école romantique, dirigée par Friedrich Liszt et son gendre Richard Wagner, fut le champion d’une hauteur tonale plus élevée au cours des années 1830/1840. Wagner a même fait redessiner le basson et de nombreux autres instruments, de manière à être en mesure de jouer seulement à LA = 440 et au-dessus. En 1850, le chaos régnait, avec les grands théâtres européens ayant des diapasons de hauteur variant de LA = 420 à LA = 460, et même plus à Venise.

Vers la fin des années 1850, le gouvernement français, sous l’influence d’un comité de compositeurs dirigé par le compositeur de belcanto Giacomo Rossini, a appelé à la première standardisation des temps modernes. La France a donc adopté en 1859 une loi établissant le LA à 435, l’un des diapasons parmi les plus bas de l’époque (de LA = 434 à LA = 456), qui passa ensuite dans l’usage commun en France. Ce fut l’avancée la plus considérable possible, grâce à laquelle laquelle les variations du registre soprano peuvent être maintenus dans les limites de leur disposition naturelle à C = 256. C’est à cette loi française que Verdi fit référence plus tard, en s’opposant à la tendance à la hausse des diapasons, alors courante en Italie, ce qui fit dire : « Ce qui est LA à Rome, semble SI à Paris. »

Après 1884, Verdi s’appliqua à faire à insitutionaliser en Italie le LA à 432 ; une conférence à Vienne en 1885 – dominée par les britanniques – a décrété qu’un diapason ne pouvait pas être standardisé. Les Français, le New York Metropolitan Opera, et de nombreux théâtres en Europe et aux États-Unis, ont, quant à eux, continué à maintenir leur diapason à 432-435, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

La première tentative d’institutionnaliser le LA à 440 fut une conférence organisée par Joseph Goebbels en 1939, qui faisait de la normalisation du LA = 440 le terrain officiel allemand. Le professeur Robert Dussaut du Conservatoire National de Paris déclara alors à la presse française que : « En Septembre 1938, le Comité Accoustique de Radio Berlin a demandé à la British Standard Association d’organiser un congrès à Londres afin d’obtenir l’adoption internationale du diapason de la Radio Allemande au niveau de 440 Hz. Ce congrès s’est effectivement tenu à Londres, peu de temps avant la guerre, en Mai-Juin 1939. Aucun compositeur français n’y avait été invité. La décision d’augmenter la hauteur a donc été prise sans consultation des musiciens français, et contre leur volonté. » L’accord anglo-nazi, étant donné le déclenchement de la guerre, ne dura pas, de sorte que LA = 440 ne constitua pas alors un standard .

Un second congrès de l’Organisation International de Normalisation en Octobre se réunit à Londres en 1953, pour tenter à nouveau d’imposer internationalement le LA = 440. Cette conférence a adopté la résolution; à nouveau aucun des musiciens continentaux qui s’opposaient à la hausse de la hauteur du diapason n’avaient été invités, et la résolution fut largement ignorée. Le Professeur Dussaut du Conservatoire de Paris écrivit que les facteurs d’instruments britanniques voulant se tourner vers le marché du jazz américain, qui jouait en LA = 440 et au-dessus, avaient exigé une hauteur tonale plus élevée, « et il est choquant pour moi que les musiciens de notre orchestre et les chanteurs doivent donc dépendre des musiciens de jazz. » Un référendum mené par le professeur Dussaut auprès de 23.000 musiciens français obtint un vote massif pour le LA = 432.

En 1971, la Communauté Européenne a adopté une recommandation appelant à créer une norme internationale encore inexistante pour la hauteur du diapason de concert. L’action a été signalé dans « The Game Pas », paru dans le magazine Time’, le 9 août 1971. L’article stipule que « LA = 440, cette norme supposée internationale, est largement ignoré ». Une tonalité basse est commune, y compris à Moscou, rapportait le Time, « où les orchestres se délectent dans un adorable ton chaud exécuté par un larynx détendu, sur le LA = 435 Hz. Et il y a quelques années, les orgues d’église britanniques étaient encore réglés un demi-ton plus bas (LA = 425) que l’Orchestre Philharmonique de Vienne, venu se produire en concert à Londre (LA = 450).

[1] Charles E. Dull, {Physics Course 2: Heat, Sound, and Light: Education Manual 402} (New York: Henry Holt, April 1944).

source : http://www.schillerinstitute.org/music/rev_tuning_hist.html

L’on peut se procurer le diapason de Verdi (432Hz) à l’adresse suivante : http://swb256.webs.com/apps/webstore/

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« Le diapason ne monte pas, c’est un mythe. Lorsque les premières étude sérieuses ont été entreprises pour mesurer le diapason avec précision, on a trouvé des valeurs entre 435Hz et 450Hz (voir cet article). En France le diapason officiel fut fixé à 435Hz (dans le bas de la fourchette !) en 1859 par la commission Halévy, puis établi à 440Hz par une conférence internationale en 1939. Il n’a pas bougé depuis (certains orchestres ou conservatoires s’accordent plutôt à 442Hz). »

source : http://www.loiseleur.com/patrick/blog/index.php/post/2007/09/04/75-l-oreille-absolue-moins-precise-autour-du-la3

publié 6 avril 2012 par Michel

7 réponses à “Diapason

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  1. This text is invaluable. Where can I find out more?

    • thank you for your interest
      this site is the result of my own research : you can find more on the subject following the links given in the sidemenu « Sites de Sonothérapie »
      friendly yours
      Michel

  2. Bonjour,

    Merci infiniment pour votre site, extrêmement riche, on sent le Passionné!…
    Je le deviens de plus en plus au fil de mes lectures, de mes recherches sur le son, je commence la pratique des bols de cristal,
    et j’ai trouvé un site pour acheter un diapason 432hz.

    http://www.pick-et-boch.com/catalogue-fr/fiche/N4959-Diapason+th%C3%A9rapeutique+-+La+432+Hz.html

    Connaîtriez vous un vendeur de bols de cristal accordés sur le La -432hz ?

  3. Bonjour Michel,
    Merci pour votre transmission de savoirs sur les Sons. C’est un champs d’investigation si vaste et tellement jubilatoire. Je tiens à préciser à vos lecteurs qu’un bol de cristalrévèle la note que l’on veut bien lui donner. Selon la gamme choisie sur l’accordeur pour lire sa note, nous pouvons utiliser la grille de lecture qui nous convient. Cela est donc un choix mental.
    Donc, il n’existe pas de bol en 432 hz pas plus qu’il n’en existe spécifiquement en 440 hz.
    De même, la correspondance notes/chakras varie selon le Temps, la culture et la Conscience de l’observateur.
    Ce qui me semble essentiel dans l’usage des vaisseaux de quartz, c’est leur nature cristalline émise résonnant avec notre propre identité cristalline. Ensuite, lorsque nous les utilisons avec Conscience-Maîtrise et Intentionnalité, la question de fréquences, de gammes,d’octaves et de grilles de lecture est certes importante mais si accessoire pour vibrer à la fréquence JE SUIS.
    Bien à vous
    Pascal Lacombe http://www.cristalvibrasons.eu

    • Bonjour Pascal.
      Merci pour le partage de vos réflexions.
      Cette remarque est à creuser. Je ne manquerai pas d’y donner la suite qu’elle mérite.
      À bientôt pour un partage plus approfondi.
      Michel

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